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[Arty Airlines] Prenez un break à Montréal avec la collagiste Marin Blanc

Basée à Montréal, Marin Blanc crée des collages doux et sensuels au milieu de l’agitation québécoise. Elle nous fait découvrir la ville qui l’a vu grandir dans un éloge du slow living.

Dans le melting-pot citadin, les formes se superposent et s’enchevêtrent pour créer une composition à ciel ouvert. Marin Blanc a parcouru les quatre coins de Montréal pour ses études, mais c’est loin du tumulte qu’elle travaille aujourd’hui. Dans le quartier de Hochelaga, l’artiste façonne ses collages en chérissant la simplicité des lignes, précieux équilibre entre sensibilité et rigueur. Avec Marin Blanc, la métropole semble plus que jamais apaisée.

La scène musicale est l’une de ses sources d’inspiration

Véritable amoureuse de la scène musicale, la collagiste élabore l’identité visuelle des Francos de Montréal depuis 2016 tout en collaborant avec des artistes locaux : Laurence-Anne, Bernard Adamus, Michel Rivard, Laura Babin, ou encore Hologramme [Son interview est à lire ici]. Sur l’Instagram de l’artiste, un faux calendrier réunit mensuellement les vrais amoureux de ses créations. Et si celui de septembre était l’occasion de souffler à Montréal ?

Marin : Hello Marin Blanc. Comment ton quotidien à Montréal influence ton process de création ? Un lieu t’inspire plus que d’autres ?

Marin Blanc : J’ai grandi dans Hochelaga et j’y habite encore. C’est un quartier sans prétention, accessible, très vivant et un peu croche. C’est aussi un peu la manière dont j’aborde mon travail. Bien que j’aie beaucoup de rigueur, j’adore ajouter des petites touches d’imperfection et d’humain. Aussi, je suis très sensible à ce qui m’entoure, que ce soit le temps qu’il fait ou ce que j’écoute pendant que je travaille. Depuis un certain moment j’ai délaissé un peu ma production personnelle, au profit de contrats. Et comme je travaille beaucoup pour des musiciens, c’est la musique du projet qui me guide et m’inspire.

Pour ce qui est de l’influence de Montréal, c’est surtout l’accessibilité culturelle. Ça m’a permis, en plus de mes parents qui ont travaillé dans le domaine culturel, d’être exposée et de découvrir très jeune toutes sortes de disciplines artistiques. Aller voir un spectacle de didgeridoo à 8 ans, c’est pas si courant que ça. D’autre part, il y a le rythme de vie que je ressens beaucoup, la volonté de vouloir faire beaucoup, vite, tout de suite. Mais depuis quelques mois j’adopte de plus en plus le «slow living» et ça me fait un bien immense. Aussi, dans mon quartier, il a des gens avec énormément d’horaires différents et c’est d’autant plus facile de vivre loin du temps plein 9 à 5.

Marin : Quel spot artistique nous recommanderais-tu ?

Marin Blanc : Il faut préciser que bien que je fasse de l’art visuel, c’est la musique qui m’inspire plus que toute autre chose. Mon endroit numéro un est le Quai des Brumes où il y a presque tous les jours des spectacles. C’est mon lieu préféré autant pour l’ambiance que pour la programmation. Pour les découvertes, je vais depuis plusieurs années aux Francouvertes, un concours-vitrine durant lequel chaque semaine trois groupes/artistes présentent leur projet. Il y a aussi bien entendu les festivals: Coup de cœur francophone et les Francos, respectivement en novembre et en juin.

Marin : Il y a une salle de concert où tu te sens comme chez toi ?

Marin Blanc : Ça, c’est une question à laquelle je réponds souvent sans même qu’on me le demande (tellement que j’en ai déjà parlé à la question précédente). Mon deuxième salon (et mon seul à vrai dire puisque j’ai installé mon atelier dans la 3e pièce de mon petit appartement plutôt qu’un salon) est sans contredit le Quai des Brumes.

J’y ai vu mes premiers spectacles de bar, j’y ai fait mes premières expositions et j’y ai aussi vécu bon nombre d’histoires (de peines) d’amour. Mais surtout, je m’y suis fait beaucoup d’amis. C’est toujours réconfortant d’y voir les habitués, même après parfois quelques semaines (jamais trop) d’absence. 

Retrouvez Marin Blanc sur Instagram et son site web.