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Solène Ballesta, le romantisme 2.0

Mention spéciale du Prix Picto de la Jeune Photographie de Mode, Solène Ballesta injecte son univers fantasmagorique dans l’imagerie contemporaine.

Figure montante de la photographie parisienne, Solène Ballesta marque les esprits de son univers romantique. Elle se démarque par sa maîtrise du clair-obscur, son attachement à la nature, et son béguin pour le portrait. Dans la profession, sa carte de visite a été validée par le Prix Picto de la Jeune Photographie de Mode.

Sur Instagram, on like ses portraits de Marion Séclin, Céline Tran et Éléonore Costes. Solène sublime les icônes du Youtube Game en les transformant en muses classiques. Entre deux shootings, un book pour Alison Wheeler et un édito pour Vogue Italie, on a rencontré la talentueuse portraitiste.

Marin : Hello Solène. Quel autoportrait choisirais-tu pour te présenter ?

Solène : Je me présenterais avec un autoportrait de l’année dernière quand je venais de me couper mes cheveux. Il n’est pas trop mis en scène, j’avais fait cette séance pour apprivoiser ma nouvelle image et c’est aussi là que j’ai commencé la « folie rouge ».

M. Quel élément va déclencher l’inspiration chez toi ?

S. Des rêves, quand je me perds dans mes pensées, un film, un visage, une lumière, une musique, une conversation… la photo s’inspire du monde alors les idées sont partout !

M. C’est quoi le dernier rêve dont tu te souviens ?

S. Mon dernier rêve était super bizarre, avec du kimchi, une montre, et un train en Chine, tu ne veux pas savoir la suite.

M. Qui aimerais-tu rencontrer si tu pouvais voyager dans le temps ?

S. J’aimerais juste être à Paris au XIXème siècle et rencontrer tout le monde.

M. Tu t’expliques pourquoi Facebook a peur de Courbet et Instagram des tétons ?

S. Difficile de faire une réponse courte, c’est quelque chose de sociétal et de profondément ancré, la peur du corps des femmes. Les réseaux sociaux sont devenus tellement immenses, qu’on ne peut plus débattre sur ce qui est artistique ou pornographique (alors que les deux sont parfaitement conciliables). Alors par défaut… on vire tout ! On ne sait jamais, les enfants pourraient se mettre à pleurer devant une paire de seins.

M. Si je te donne les clefs d’un musée, où vas-tu te poser ?

S. Orsay first, sinon le Musée de la Vie Romantique. Sinon le quai Branly. Sinon le Louvre. Sinon la National Portrait Gallery. Sinon le Prado. Sinon le MoMA. Sinon le Musée de la Mayonnaise à Tokyo (rires).

M. Quels sont les 3 films que t’emmènes sur ton île déserte ?

S. 2046 de Wong Kar Wai.

Tous les matins du monde d’Alain Corneau.

The Handmaiden de Park Chan-Wook

Et puis en complément The Darjeeling Limited de Wes Anderson, parce qu’il faut pas déconner.

M. Le mot de la fin en 6 lettres ?

S. Légume.

Retrouvez Solène Ballesta sur Instagram et les internets.