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S’en sortir sans sortir #30 : Sam Dian, chill & quarantaine

📷 Davita Dahan

Chanteur, auteur et multi-instrumentiste, Sam Dian flotte dans l’entourage Arty Paris depuis son showcase chez Chanel pour la Fête de la Musique en 2016, où ses mélodies solaires sont restées accrochées à nos oreilles. Depuis, on a été à ses côtés pour la sortie de son EP Blue Desire en 2019, sa release party au Bus Palladium, et le Grand Confinement aujourd’hui. À chaque époque, sa solution : l’artiste nous transmet sa passion pour Dragons, le jazz et une série Netflix.

Marin : Hello Sam. Quel film te permet de tenir le coup ?

Sam : Dernièrement, je me suis refait la trilogie des Dragons. Je suis fan de films d’animation et ces univers fantastiques sont une vrai bouffée d’air frais pour moi. La bande originale a été composée par John Powell, un compositeur que j’aime tout particulièrement et un habitué des films d’animation (L’Âge de glace / Kung Fu Panda). Les mélodies sont d’une grande puissance et d’une grande émotion. On a vraiment l’impression de voler au dos de ce dragon et faire des pointes à 200km/h. Le thème de cette trilogie est une musique sur laquelle je reviens souvent quand j’ai besoin d’inspiration.

Envolez-vous avec le premier opus de Dragons.
M. Quel album t’accompagne pendant cette période ?

SD. Ceux qui me connaissent savent que j’ai tendance à faire le grand écart dans mes écoutes musicales, en ce moment je suis à fond sur Letter From Home du guitariste américain Pat Metheny. Je trouve que cet album est assez éloigné de l’idée qu’on peut se faire de cette époque et de ce style de musique (Letter From Home est sorti en 1989) c’est-à-dire un jazz fusion indigeste et trop intellectualisé. Il n’en est rien quand j’écoute le morceau Every Summer Night, j’imagine un univers coloré, enfantin et le thème rappelle certaines mélodies de jeux vidéos comme les Final Fantasy, avec des personnages rigolos venus d’autres planètes. Idem avec le titre phare Have You Heard, un petit peu plus sophistiqué dans sa construction, mais les sonorités restent extrêmement lumineuses, comme une invitation à un voyage positif et joyeux. Du morceau Slip Away découle dans le même ton une magnifique nostalgie, avec des thèmes souvent doublés au chant, ce qui apporte encore plus de vie et chaleur à ces tracks.

M. Qu’est-ce que t’a apporté cet album personnellement ?

C’est le Pat Metheny Group donc les harmonies et les concepts musicaux peuvent sembler mystérieux, déstabiliser une oreille non initiée, mais ça a été pour moi une superbe porte d’entrée dans l’univers du jazz fusion des années 90. C’est super important pour moi de puiser l’inspiration dans des musiques un peu éloignées des miennes, de comprendre, de ressentir et d’intérioriser cet univers pour devenir un meilleur artiste. Selon moi, un artiste doit sortir de sa zone de confort en permanence, ne pas avoir peur de découvrir et d’apprendre, ne pas avoir peur de se perdre parfois, de prendre des claques et se remettre en question. C’est probablement le premier album de jazz qui m’ait évoqué autant de soleil et de lumière. Écouter cet album c’est comme se retrouver propulser sur un arc-en-ciel géant.

Vous avez compris ? Allez écouter Letter From Home sur Deezer 😉 .
M. Avant de se quitter, tu nous recommandes une petite série ?

SD. Je regarde beaucoup moins de séries qu’avant car c’est très chronophage, et en ce moment je préfère faire de la musique (rires). Sinon une des dernières séries que j’aie regardée c’était Altered Carbon, qui décrit un monde on l’on peut transférer sa conscience dans des espèces de puces électroniques. Ce qui fait que l’on ne meurt pas vraiment, c’est juste une mort physique à moins qu’on ne détruise vos sauvegardes. J’ai trouvé l’idée intéressante; imagine que tu puisses transférer ta conscience sur un réseau et vivre 250 ans, t’as le temps de vivre plusieurs vies. « Vivre » et « survivre », c’est bien le thème de cette série et une problématique à laquelle nous sommes plus que jamais confrontés.

Altered Carbon vous attend sur Netflix.
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