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S’en Sortir Sans Sortir #48 : Sacrée Frangine, sœurs d’illustration

Faîtes défiler la galerie pour voir les illustrations de Sacrée Frangine.

Comme des sœurs, le duo d’illustratrices Sacrée Frangine a grandi ensemble depuis l’école primaire. Comme beaucoup d’entre nous, Célia et Aline vivent leur quarantaine loin l’une de l’autre. Alors que leurs illustrations croisent les lignes de femmes unies dans la sororité ou dans le couple, elles ont dû apprendre à composer avec la situation. Elles se retrouvent temporairement en nous faisant part de leurs nombreuses recos culturelles avant leurs vraies retrouvailles.

Marin : Hello toutes les deux. Où êtes-vous confinées ? Comment ça se passe pour vous ?

Aline : Hello Marin ! Je te réponds depuis Bali où je vis depuis quelques mois maintenant. C’était initialement la première étape d’un trip en Asie qui s’est écourté depuis les annonces de confinement aux quatre coins du monde. Je relativise et je me dis qu’il y a pire comme endroit pour être confinée… Soleil plein, entourée de cocotiers et de frangipaniers, entre Célia et moi je ne suis clairement pas la plus à plaindre.

Célia : Je suis à Paris, dans mon appart, tout va bien. Je fais partie de ces gens qui bronzent à la fenêtre dès qu’il fait beau. Côté routine, c’est ménage, mails et sport. Ça ne change pas beaucoup d’une journée normale, je suis déjà confinée en bossant habituellement depuis chez moi.

M. Qu’est-ce que vous avez appris sur votre pratique de l’illustration pendant cette période ?

A. J’ai appris qu’il fallait que j’apprenne à prendre mon temps. C’est bête mais on prend vite l’habitude d’enchaîner les créations, pour les clients, pour les collabs, pour créer du contenu, etc. Parfois on en arrive presque à perdre le véritable goût de la création et à dessiner un peu machinalement, parce qu’il faut créer. Ici je me suis autorisée des pauses créatives où j’ai pris le temps de reprendre mes pinceaux, de créer à nouveau instinctivement, uniquement pour le plaisir, pour me détendre, pour moi.

C. Comme Aline, je prends aussi plus le temps de créer pour moi. Et je travaille aussi plus par séries, comme j’ai le temps de voir plus loin, dont une plus estivale.

M. Quel film nous conseillez-vous pour s’en sortir sans sortir ?

A. Forrest Gump de Robert Zemeckis. Un bon classique qui me donne envie d’être positive. C’est plein de poésie et de bons sentiments, parfois un peu guimauve mais ça fait du bien en cette période. Ces derniers temps j’ai besoin de candeur, de légèreté, d’optimisme, et Tom Hanks incarne l’un des rôles les plus attendrissants que j’ai vus au cinéma. Un bon choix pour se vider la tête et se laisser porter par ses émotions.

C. J’ai revu The Gentlemen de Guy Ritchie, un réalisateur que j’aime particulièrement. Dans sa filmo, il y a trois films qui sont parmi mes préférés dont Snatch, Arnaques, Crimes et Botanique et RocknRolla. Le fait de retrouver Matthew McConaughey dans ce cinéma de gangsters, avec des costumes et des décors bien identifiés, me plaît beaucoup.

Filez voir fissa Forrest Gump sur Canal VOD. The Gentlemen est seulement disponible en streaming ;).
M. Quel album nous recommandez-vous pour garder le moral ?

A. En ce moment je suis en boucle sur le dernier album de Jhéné Aiko, Chilombo. Un album très très doux, avec une aura envoûtante et apaisante qui mêle toutes sortes d’émotions et de sentiments, de l’amour à la colère, de la douleur à la paix. On y retrouve des morceaux en collaboration avec d’autres artistes géniaux comme Nas, John Legend, H.E.R ou encore Future et Miguel. Bref, une pépite.

C. J’écoute plus des podcasts que de la musique. Je me suis dévoré la série Profils sur Arte, j’aime me demander comment j’aurais réagi face à telle situation, et avoir plein de points de vue différents.

Rechargez vos batteries en musique sur Deezer ou en podcast sur Arte.
M. Quelle série nous conseilleriez-vous avant de se quitter ?

A. Avec pas mal de retard je viens de terminer The Wire, une série sur la criminalité dans les rues de Baltimore. Drogue, police, politique, presse, système éducatif… C’est une série urbaine qui aborde de façon très réaliste des thèmes forts qui font écho à pas mal d’enjeux socio-économiques et politiques d’aujourd’hui. Il y a seulement cinq saisons, donc si vous ne savez toujours pas comment vous occuper, il y a aussi les cinq cents épisodes de Naruto Shippûden qui vous attendent sur Netflix.

C. J’ai regardé et je recommande The Unorthodox. Je me suis aussi découvert une nouvelle passion pour la Formule 1 sur Netflix. Et bien sûr, je viens de terminer la dernière saison du Bureau des Légendes.

Si vous êtes team The Wire, ça se passe sur Canal+. Si vous penchez pour The Unorthodox, ça se passe sur Netflix.
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