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« Reste(s) humain(s) », quand Black Mirror devient réalité

Créé par la comédienne Anne Barthes, le collectif Kiscible interroge notre rapport à l’autre dans des performances immersives.

Notre bras en perche à selfie, les yeux accrochés à notre écran, nos doigts scrollant un feed sans fin… Avec l’engagement d’anciens cadres de la Silicon Valley dans le mouvement « Center for Humane Technology », et le discours de Leslie Coutterand en France, l’hyper-connexion s’impose comme le sujet de 2018. Si vous lisez cet article, on est dans le même bateau.

Par nature, la création a vocation à interroger notre quotidien, ce qui nous façonne, et ce que nous allons devenir. Fondée par l’actrice Anna BarthesKiscible est une jeune compagnie qui fait dialoguer le réel et le virtuel par des dispositifs immersifs. Avec sa nouvelle installation « Reste(s) Humain(s) », le spectateur est invité à déambuler entre des écrans numériques et des performances d’acteurs, qui nous confrontent à notre rapport à l’autre. Sans apporter un quelconque jugement, nous basculons dans une dimension parallèle, un avenir régi par nos modes de consommation.

Plusieurs espaces rythment la progression du public. Petit à petit, les performers amorcent une phase de déshumanisation, se transformant en avatars dématérialisés. Le scénario interactif rappelle les fictions d’anticipation les plus osées, de THX 1138 de George Lucas àla série Black Mirror.

La directrice artistique Anna Barthes nous confie sa vision : “Nos sentiments sont réduits à des actions, ou des émoticônes : j’adore, j’aime, je n’aime pas. […] Avec cette installation numérique, nous interrogeons ce qui restera de l’humain et de ses émotions après.”


Informations pratiques :

Au Jour et Nuit Culture, 9 place Saint Michel 75006
Le samedi 10, dimanche 11 et lundi 12 mars
De 16h00 à 20h00
Tarif unique : 5€