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Priscillia Saada, ode à l’oisiveté

Collaborant avec les plus prestigieux magazines de mode, la photographe parisienne Priscillia Saada nous berce de son iconographie lascive. À apprécier sur les longues heures d’un jour férié.

Depuis que la Fête du Travail s’est institutionnalisée, le jour chômé n’a plus grand chose des revendications socialistes de ses origines. Petit brunch sur le Canal Saint-Martin, chill sous la couette, et nous voilà requinqués pour la fin de la semaine. Comme on adore la provoc’ bien ficelée, on a décidé de rebaptister le 1er mai “Journée de la Flemme” en célébrant l’esthétique de l’oisiveté à travers l’oeuvre de Priscillia Saada, photographe parisienne de talent. Talent que certains considèrent comme un accident heureux des gènes, mais que l’on affirme toujours par le savoir-faire et la persévérance.

Collaboratrice récurrente des maisons les plus cotées (Jacquemus, Kenzo) et éditorialiste pour des magazines pointus (Badland Magazine, l’Officiel, Puss Puss Magazine), l’artiste capture la beauté des moments éphémères où le relâchement magnifie des gestes en apparence dépourvus de sens, mais qui nous confèrent notre personnalité propre. Sa mise en scène subtile évoque l’imagerie des photos entre amis que l’on poste sur Insta pour s’amuser : sourire à pleines dents, sieste sur le gazon, étreintes décomplexées. Le fantasme esthète d’une bande d’adolescents désinvoltes.

Priscillia : Comment les gens se divertissent-ils? Comment faisons-nous pour ne pas tomber dans l’ennui? Comment passe-t-on son temps ? Je suis fascinée par les activités absurdes que nous faisons pour nous divertir.
fr/ It’s Nice That Magazine.

Priscillia : Quand vous lisez une bande dessinée, vous fantasmez l’histoire des personnages. J’aime que le spectateur de mes photos se crée librement une histoire. Sa propre distraction de la réalité.
fr/ It’s Nice That Magazine.

Retrouve Priscillia Saada sur Instagram.