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Noah Gala, la révélation soul du label Clear Waters

L’éclosion d’une chanteuse dans la lignée de Raveena et Joy Crookes.

Pour une première musique, la tentation est forte de coller au style de ses idoles, la technique et le charisme en deçà. Mais si la spontanéité et l’audace prennent le pas sur le mimétisme, un talent naît.

Noah Gala a éclos sous nos yeux sur le label parisien Clear Waters. Usine à création urbaine, Clear Waters a été fondé par de jeunes producteurs de musique qu’on croise tous les quatre matins en soirée, du Batofar au Petit Bain. En portant les couleurs du hip hop francilien, ils ralentissent le tempo pour en accélérer le renouvellement des codes. Ça tombe bien, le premier single de Noah répond au doux nom d’Adagio, ce rythme lent qui s’inscrit dans la vague néo-soul propulsée à l’étranger par Raveena et Joy Crookes. En nous emportant avec ses deux premiers singles “Adagio” et “Été long”, la chanteuse brouille pistes et influences pour mieux faire entendre sa voix.

Qui es-tu Noah ?

Noah. J’ai commencé à chanter à l’âge de 10 ans, mais j’avais à peine 6 ans quand mes parents m’ont encouragé à prendre des cours de guitare et de solfège. Mon père est un ancien trompettiste, ma mère éprouve une grande admiration pour les gens qui ont un don de création artistique. Ils ont été à l’origine de ma passion pour l’art.

D’où te vient ton nom de scène ?

N. C’est une preuve de reconnaissance envers mes parents qui se sont sacrifié pour que je puisse faire ce que je fais aujourd’hui. Et qui ont toujours cru en moi sans la moindre hésitation. « Noah » est mon nom de famille maternel, « Gala » c’est Gavila sans le « vi », mon nom de famille paternel.

Qu’est-ce que tu voulais raconter avec ton single Adagio ?

N. Adagio est un mot que je trouvais beau dans sa sonorité et dans le fait qu’il signifie un mouvement très lent de musique. J’ai une obsession avec le temps qui passe de manière relative.

Il m’arrive d’avoir envie de m’oublier un instant, d’arrêter d’appartenir au monde physique, matériel, et de juste « être ». Voilà ce dont parle réellement « Adagio ». C’est le fantasme de pouvoir arrêter le temps sur commande, et juste s’enivrer d’amour. En devenant aussi léger qu’un parfum de fleurs d’été.

Comment collabores-tu avec LHAB et SVTVS du label Clear Waters qui produisent tes morceaux ?

N. LHAB et SVTVS ont été au début une extension de ma main créatrice, en mettant sur le logiciel de production toutes les idées que j’avais en tête. Ils maîtrisent la prod’ mille fois mieux que moi.

Avec le temps ils sont devenus une partie de l’inspiration elle-même. Ils comprennent ce que j’essaie de dire à travers mes morceaux, et savent me proposer de super bonnes idées pour embellir mon message.

T’aurais envie d’aller vers des productions plus électro ?

N. Aujourd’hui, la frontière entre les différents genres de musique est très fine, même le rap et la chanson français commencent à fusionner. Je pense me pencher sur un nombre incalculable de styles musicaux parce que j’ai envie d’explorer un maximum de possibilités.

Jamais je ne m’enfermerai dans une étiquette musicale, je m’y ennuierais. Tout ça bien sûr, en gardant dans ma voix mon identité marquée soul.

Tu nous chantes combien l’hiver peut-être long dans ton dernier single « Été long ». Sur quelle plage rêverais-tu de te produire ?

N. Quand j’ai écrit « Été long », j’étais probablement dans une phase nostalgique du pays qui m’a vu grandir: L’Espagne.

Je rêverais de me produire sur la plage qu’il y avait en face de chez moi, à Roquetas de Mar, en Andalousie. Le soleil me manque.

Et sinon, des dates de prévues à Paris ?

N.Je fais ma première scène en tant que Noah Gala mardi 27 février 2018, où je serai sur le « live with MAD ». J’y interpréterai mes deux singles « Adagio » et « Été long ». Vous pouvez me regarder en live sur Facebook !