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Match musical avec Sn4tch

Sn4tch, Louis Danos de son vrai nom, a réuni pour son premier clip Panayotis Pascot et Justine Lossa.

Un an après son premier EP « The Map », l’artiste électronique Sn4tch revient avec son nouveau titre « White T-shirt ». Réalisé par Caroline Soussen & HeartWork Pictures, le clip du morceau réunit Panayotis Pascot (ex-Quotidien) et Justine Lossa (de Camille & Justine) pour un date.

Premier rencard avec Louis aka Sn4tch qui nous livre les secrets de son univers.

Comment as-tu commencé musicalement ?

Louis. Je ne sais pas vraiment si je peux définir un commencement car la musique a toujours été là. Ma mère m’a élevé là dedans… Elle est toujours en train de chanter ou de danser. Je pense que mon oreille s’est faite pendant nos longs trajets en voiture que je faisais plus petit, radio à fond, le regard à la fenêtre, tapotant sur mes genoux des percussions imaginaires…

Le réel déclic a ensuite eu lieu plusieurs années plus tard. J’ai commencé à enregistrer mes propres mixs pour faire danser les potes, puis j’ai composé des instrus, pour finalement me rediriger vers ce qui me plaisait vraiment : la musique électronique.

Où vas-tu puiser tes influences ?

L. J’essaye de les puiser partout, car j’aime clairement tout. J’ai des amis fans de rap, d’autres adeptes de sonorités plus techno, ou de vibes beaucoup plus chill. J’essaie pour ma part de comprendre et de m’intéresser à tout ça pour enrichir ma culture musicale.

T’es présent sur scène depuis des années, en enchaînant les dates prestigieuses pour le Maux-Coeur Festival, au Nüba, et au Batofar. Comment adaptes-tu ton univers musical en live ?

L. En live je m’attache beaucoup plus à jouer de la house et des trucs dansants. J’aime aussi y sampler mes productions afin qu’on puisse y retrouver du Sn4tch en lâchant son meilleur jeu de jambes.

Comment organises-tu ta carrière sans de grosses structures ? Rêves-tu d’être signé sur un label ou de garder ta liberté ?

L. Question pas évidente. Le grand problème de ma vie est le suivant : j’aime tous les styles musicaux. Je vais donc être un adepte de beaucoup de labels, mais qui ne seront pas forcément en adéquation avec ma musique… C’est compliqué.

Pour le moment je marche seul (merci Jean Jacques G.), et je vois en fonction. Je sais cependant que je vais devoir m’entourer si je veux maintenir le rythme de mes projets vidéo et musicaux, et dénicher un producteur, un manager, ou un label qui saura me suivre dans mes idées farfelues.

Parlons peu, parlons films. Quelle est la genèse du clip de White T-Shirt ?

L. Ça a commencé cet été, je suis bon ami avec Justine. Ça s’est décidé autour d’une table basse et de quelques cacahuètes : “Allez, on fait un truc”.

Mes meilleurs amis ont tous un rôle dans l’avancée du projet Sn4tch. Cette fois-ci c’est mon pote Bastien qui a fait le boulot, il a été le catalyseur de ce projet. Le mec revient me voir 2 mois plus tard et me dit : “on ajoute Panayotis”. On s’est donc une nouvelle fois rencontrés à 3, devant la même table basse, et on a re-adapté le scénario. Date de tournage : 1 mois plus tard.

Justine cartonne sur Youtube, et Panayotis on le connaît tous. La nouveauté avec toi, c’est qu’ils ont co-écrit le script. Comment ça c’est passé ?

L. Une table basse, des chips et de l’Ice Tea. C’était une formule qui a bien fonctionné, on a regardé quelques clips et quelques concepts qui nous plaisaient. On s’est vite accordés sur le scénario, et on a réfléchi à des astuces visuelles (ex : split screen de Justine qui crache dans les mains de Pana) pour pimenter tout ça. C’était assez fluide.

Tu n’avais pas trop la pression de gérer un clip de cette ampleur ?

L. Ce n’était pas mon premier projet vidéo, bien que ce soit à mon goût, le plus abouti. Sur les anciens projets j’ai fait pas mal d’erreurs, et j’en ai pris de la graine pour assurer les prochains.

On était plus dans l’excitation que dans la pression. Il a fallu boire pas mal de café, et faire pas mal de brainstormings avec l’équipe. On s’était donné une date butoir, et sous la contrainte tout devenait plus mécanique.

Le choix de ne pas dévoiler ton visage était pour qu’on soit concentré sur la musique, ou pour t’effacer derrière la fiction ?

L. Pour être honnête je me suis glissé dedans à la Tarantino… Je suis dans quelques scènes mais il faut être attentif pour me voir (rires) ! L’idée était en effet de créer une fiction, j’avais vraiment le désir de monter un format “court métrage”. Il n’était donc pas nécessaire que je sois dedans.

Et la suite de l’histoire ?

L. On bosse, on bosse ! Quelques nouveautés vont arriver, notamment une réadaptation du thème de la série “Stranger Things”. Et pour ne rien te cacher : le prochain projet vidéo est déjà en cours d’écriture.