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Découverte : les créatures fantastiques d’Amélie Barnathan

On a parlé pâtes vivantes, religion hindoue, et vulvettes de l’espace avec l’illustratrice Amélie Barnathan.

Franco-italienne basée à Londres, Amélie Barnathan a été fraîchement diplômée du Royal College of Art. Voilà pour les présentations en bonne et due forme. Sinon, l’illustratrice donne vie à des freaks colorés, hybrides, et protéiformes, dans des éditoriaux bouillonnants pour Quebec ScienceInfluencia, et pour la communication du collectif la Mamie’s. Bienvenue dans une vision de l’inconscient féminin où se côtoient fillettes en transe, sorcières désarticulées, et cerveaux en ébullition.

Au croisement des univers de Toshio Saeki, Guillermo del Toro et des frères Chapman, Amélie crée une oeuvre somme où elle ingurgite des références monstres. Avec ses pinceaux en guise de doigts de fée, Amélie sème le doute : on ne sait plus si on doit être effrayé ou émerveillé par ses créations. On a essayé de lever le voile au cours d’un entretien décalé. Les présentations, les vraies.

Marin : Bonjour Amélie. Si tu viens dîner à la maison t’apportes quoi ?

Amélie : Un plat de pâtes vivantes. Tu crois que c’est un plat normal de spaghettis italiens, mais en vrai ce sont plein de petits serpents.

M. Un truc qui t’effraie dans la vie mais que t’adores dessiner ?

Des planètes ou des bouts de terre qui flottent, suspendus dans le vide… Des petits êtres qui volent dans tous les sens… Dans la vie, j’ai le vertige !

M. Si tu pouvais te métamorphoser en plante ou en animal ?

J’aimerais me métamorphoser en une grande jungle tropicale, qui grandit et vieillit en même temps. Une jungle éternelle, afin de voir l’évolution de la civilisation humaine du haut de mes multiples mètres

C’est un arbre spirituel dans la religion hindoue, qui devient sacré dès que ses racines aériennes touchent terre… car cela crée un lien entre le monde céleste et le monde terrestre.

M. Si tu devais fonder un groupe, comment l’appellerais-tu ?

Ça serait un groupe féminin je pense, dans le genre « Riot Grrrl » avec que des petites minettes enragées. Le nom ce serait « le Gang des Vulvettes de l’Espace ».

M. Le spot londonien que tu recommandes à tous les frenchies ?

Le centre culturel du Barbican évidemment, à l’architecture brutaliste sortie d’un film d’animation japonais, sa serre tropicale, ses bassins paisibles, et ses expos toujours pertinentes et fascinantes.

M. La question à laquelle t’as toujours rêvé de répondre ?

« Alors, raconte moi tes rêves… »

 

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