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Kristen Stewart plonge dans le grand bain de la réalisation

Kristen Stewart passe derrière la caméra pour un premier court métrage expérimental.

Rêve éveillé et chuchotements pesants… On pourrait se croire dans la copie d’un film de Terrence Malick : il n’en est rien. C’est une petite nouvelle qui entre dans le grand bain de la réalisation après avoir em-brassé en tant qu’actrice la cinématographie d’Olivier Assayas, de Kelly Reichardt et de Woody Allen. Oui, Kristen Stewart pique une tête derrière la caméra. Il y a quinze ans, personne n’aurait parié sur un revirement aussi arty de la Bella.

Je veux tourner davantage. Mais ce n’est pas quelque chose pour essayer de montrer aux gens : “Ho regardez, je peux le faire.” […] C’est vraiment cool de réaliser quelque chose qui soit entièrement libre sur la forme, ambigu, et par lequel tu te laisses porter.

D’actrice à réalisatrice

À l’aise dans ses baskets, Stewart est déterminée à retourner l’objectif vers les autres. Une trajectoire qui n’est pas sans rappeler celle d’Emma Watson qui affirme ses choix par son engagement féministe, son choix pesé de rôles et sa volonté d’utiliser son statut pour des causes nobles. Car si l’esthétique formelle du film de Stewart est exemplaire – du montage de Jacob Secher Schulsinger au sound design de Matt Vowles, sa notoriété permet de mettre en lumière des talents naissants – l’acteur Josh Kate. Come Swim démontre qu’il faut parfois se risquer à boire la tasse pour créer un appel d’air.