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[PREMIERE] Julie Oona filme la différence dans le court métrage « Merci mais non merci »

Photographe et réalisatrice, Julie Oona dévoile le court métrage tendre et solaire « Merci mais non merci » où elle s’amuse des codes de la masculinité normée. Un délicieux bonbon pop dans le milieu sportif.

Quand la pluie frappe au carreau, l’univers de Julie Oona est le refuge idéal pour un samedi sous la couette. Ses portraits d’artistes parisiens ont fait la renommée de son travail tendre et solaire : Jacques à la plage, Angèle à l’église, Dani Terreur sous un tournesol. Comme une série d’albums illustrés que l’on suivrait numéro après numéro, on imagine Julie créant un dialogue entre chaque case au fil des mises en situation. De la photo au film, sa narration s’est affirmée avec les pastilles documentaires Melting Potes, avant qu’elle ne retrouve Alice & Moi et Dani Terreur pour les clips C’est Toi Qu’elle Préfère et BB C’est L’Enfer. Il nous tardait de voir la réalisatrice franchir le pas de la fiction.

« J’ai toujours voulu être un athlète mais j’ai toujours été sur la touche »

Merci Mais Non Merci raconte l’histoire d’un jeune homme qui se cherche entre différentes pratiques sportives, pas vraiment doué au foot ni au basket. Interprété par Clément Métayer, l’acteur fait des merveilles dans son jeu d’une drôlerie retenue. Son personnage s’épanouit finalement sur le terrain où on l’attend le moins, dans un joli pied de nez aux conventions sociales qui voudraient le transformer en machine à gagner. Julie Oona renoue avec ses pastilles colorées, empruntant tour à tour au burlesque de Jacques Tati, à l’esthétique teenage de Gregg Araki et la tendre naïveté de Zach Braff dans Garden State. Coup de cœur acidulé, le court métrage écrit la victoire d’une émancipation par la couleur et la légèreté, faisant de la réalisatrice notre médaille d’or de l’esthétique pop.

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