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Rencontre avec Lola Marsh, les lumières pop-folk de Tel-Aviv

Dans un hôtel du XIe arrondissement, on retrouve Gil et Yael. Tous deux forment le groupe indie pop israélien Lola Marsh. Ils viennent de sortir leur second album, « Someday Tomorrow Maybe » et se sont produits il y a peu sur la scène du Trianon. Ils nous racontent leurs débuts, comme un voyage au gré de leurs voix.

Manon : Hello Gil et Yael. D’où vient votre nom ?

G : On avait un concert et on n’avait pas de nom. Mais on avait besoin d’un nom pour mettre sur l’événement alors on a trouvé celui-ci. Le nom nous a trouvé… Une fille de Chine nous a dit que « Lola Marsh » signifiait poésie romantique en chinois.

Y : Ce nom nous a trouvé, il vient des étoiles.

M : Quelles sont vos références musicales à chacun ?

G : Chacun de nous a grandi avec différents goûts musicaux mais nous aimons tous deux les musiques rétro comme les classiques rock des années 70 et 80.

Y : On a été très inspiré par les musiques de film. Mon père regardait beaucoup de western donc je pense que ça vient de là.

G : On aime aussi beaucoup de musiques contemporaines comme Tame Impala, Arcade Fire, The Moody Blues, etc. On est inspiré par le tempo, surtout.

M : Comment s’est faite votre rencontre ?

Y : C’était dans une fête à Tel Aviv en 2013. Gil a commencé à jouer de la guitare et il y a eu comme une alchimie, comme si la pièce devenait noire. Et on s’est senti comme un groupe. C’est comme ça qu’on s’est rencontré. On s’est vu quoi, cinq fois par semaine pour écrire. Au début on était timide, comment écrire une chanson avec quelqu’un qu’on ne connaissait pas ?

G : On a écrit notre première chanson et on s’est dit « OK, quelque chose se passe ».

Premier concert, première photo de Lola Marsh
M : Comment était votre participation à The Voice, en Israël ?

Y : C’était après les débuts de Lola Marsh mais j’étais déjà prise pour The Voice, et quand j’ai quelque chose dans la tête, impossible de me le retirer… Je me suis dit : « OK, j’y vais pour l’expérience ». Et j’avais une de mes meilleures amies qui était aussi dans l’émission et ils nous ont mises en compétition l’une et l’autre, évidemment. C’était drôle, ce genre de « show business », c’était une bonne expérience mais je savais ce que je voulais et ce que je ne voulais pas. Je savais que je voulais Lola Marsh.

M : Et si c’était à refaire ?

Y : Je le referais mais je choisirais des musiques différentes et je vivrais l’expérience différemment, sans stress. Parce que c’est drôle, ce n’est pas le « vrai monde ».

M : On dit souvent que ta voix ressemble à celle de Lana del Rey, comment prends tu cette comparaison ?

Y : J’aime vraiment beaucoup Lana Del Rey. Sa musique est vraiment belle.

G : C’est vraiment un compliment.

Y : On avait déjà commencé Lola Marsh, et un jour on entend « Video Games » et plein d’amis m’ont appelé pour me demander si c’était moi. Nos voix sont similaires, il y a la même « couleur ». Au début j’étais bouleversée, j’avais peur de cette comparaison. Et maintenant, je me dis qu’on fait chacune nos musiques.

Lola Marsh nous font planer à la parisienne
M : L’avion sur l’album est-il une référence à vos voyages ?

Y : Mon petit ami a fait la couverture de l’album. Il a trouvé un timbre sur lequel il y avait cet avion. Il nous a ensuite pris en photo dans un bus, puis il a tout mis sur ordinateur et voilà ! L’album est comme un voyage d’aventures, c’est drôle.

M : L’album lui-même est un voyage cinématographique automnal dans lequel on se laisse porter, était-ce volontaire ?

G : Chaque chanson est comme un film. C’est comme ça qu’on écrit nos chansons en tout cas. À chaque fois, il y a des personnages et une scène.

M : Quelle serait la scène d’aujourd’hui ?

G : Une scène de suspens, on attend quelque… Demain, l’album va sortir et BAM !

M : Il y a un côté très rétro à votre musique et en même temps, neuf et rafraîchissant, quelle est la recette de ce savoureux mélange ?

Y : On n’a pas de recette magique, on écrit et voilà. Gil a toujours besoin de jouer de la guitare et qu’il y ait quelque chose de dur, de mystérieux… T’en penses quoi ?

G : On travaille vraiment dur, on écoute beaucoup de musiques. On écoute des vieilles chansons des années 80 et des chansons plus contemporaines. L’arrangement va avec la musique et la voix avec la mélodie.

Y : C’est à la fois rétro, nostalgique et nouveau. J’ai une voix profonde et lui une guitare de western, c’est peut-être ça, la recette.

M : C’était comment, votre date au Trianon ?

G : C’était incroyable, le public français écoutait vraiment. Comme on jouait en acoustique, le public était silencieux. C’était aussi la première fois que l’on jouait notre collaboration avec Cocoon. On a adoré.

Y : On sera d’ailleurs au Café de la Danse en mars avec un groupe de cinq musiciens !

M : Et comme c’est la tradition chez Arty, quelle est votre définition d’un artiste ?

G : Pour moi un artiste, c’est comme : « Fais quelque chose, croise les doigts et avance ! »

Y : Je me sens très chanceuse. En tant qu’artiste, je peux prendre les émotions, et les transformer en art, un peu comme la médecine.

LOLA MARSH EN CONCERT

Jeudi 19 mars à partir de 20H
Au Café De la Danse, 5 passage Louis Philippe 75011 Paris

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