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Entretien avec Jabberwocky pour leur grand retour italo-disco

Deux ans après leur dernier album, le trio Jabberwocky signe un comeback avec deux EPs taillés pour le dancefloor. De la pop catchy de Photomaton aux synthés italo-disco, il n’y a qu’un pas de danse.

C’est en 2013 que Jabberwocky explose dans les charts avec leur hit Photomaton, alors qu’ils sont encore étudiants en médecine à Poitiers. Leur électro pop déroule ensuite sa panoplie de feats séduisants et de clips audacieux sur l’album Lunar Lane (2015). Mais la tournure plus dansante de Make Make (2017) marque déjà leur volonté de renouer avec les synthés vintage et les boîtes à rythme, et c’est aujourd’hui qu’ils décident de tourner le dos à la pop pour prendre la direction du dancefloor. Plus question de faire de concessions, Simon, Manu et Camille veulent kicker les foules avec leur touche rétro-futuriste. La Jabberwocky Touch 2.0 pour les intimes.

Un tournant musical qui ré-intronise la boule à facettes en reine du dancefloor

En 2018, le groupe pose ses valises à Paname et réorganise son studio. L’occasion de se lancer en total indé avec leur structure Fait-Maison Productions où sont sortis deux EPs. La première pierre à l’édifice italo-disco s’appelle Italobingo / La Yara avec le feat d’Elisa Jo pour amorcer la transition en douceur. Comme la progression résolument club d’Italobingo, leur EP suivant Robotonik / Under UFO sorti en octobre est uniquement instrumental. Leurs capsules temporelles flirtent avec la nostalgie d’une dolce vita éternelle dont il nous tarde de raccrocher la boule à facettes. Car oui, le disco risque de nous enterrer tous. Mais avant qu’on y arrive, on aura bien usé nos semelles de leur high energy.

Marin : Votre premier album est sorti le 16 octobre 2015 quand vous étiez en dernière année de médecine à Poitiers. Depuis cette époque, votre son est passé de l’électro pop à l’italo-disco. Quel a été le déclic ?

Jabberwocky : L’évolution s’est faite toute naturellement. Après deux albums plutôt orientés pop nous avions besoin de faire quelque chose de différent, c’était important de se renouveler et de surprendre. Déjà en live on éditait tous nos morceaux pour proposer quelque chose d’inédit et de clairement plus orienté dancefloor. Parmi nos inspirations, la musique de club et l’italo-disco ont toujours été présents et nous avions envie d’aller plus franchement vers cet univers. Alors quand on a changé de studio, l’idée était de bouleverser notre façon de composer pour provoquer tout ça, en privilégiant les synthétiseurs vintages et les boîtes à rythme. Ça a créé ces nouveaux morceaux.

Marin : Votre premier album est sorti le 16 octobre 2015 quand vous étiez en dernière année de médecine à Poitiers. Depuis cette époque, votre son est passé de l’électro pop à l’italo-disco. Quel a été le déclic ?

Jabberwocky : L’évolution s’est faite toute naturellement. Après deux albums plutôt orientés pop on avait besoin de faire quelque chose de différent, c’était important de se renouveler et de surprendre. Déjà en live on éditait tous nos morceaux pour proposer quelque chose d’inédit et de clairement plus orienté dancefloor. Parmi nos inspirations, la musique de club et l’italo-disco ont toujours été présents et on avait envie d’aller plus franchement vers cet univers. Alors quand on a changé de studio, l’idée était de bouleverser notre façon de composer pour provoquer tout ça, en privilégiant les synthétiseurs vintages et les boîtes à rythme. Ça a créé ces nouveaux morceaux.

M. Votre retour s’est opéré en mai dernier avec le deux titres « Italobingo / La Yara » qui a surpris tout le monde. Si je vous donne les clefs de ma Delorean, avec qui vous auriez aimé bosser dessus ?

J. Si on pouvait revenir à l’époque c’est vrai que ça aurait pu être cool de bosser avec des artistes comme Pino D’Angiò ou Patrizia Saroni et des producteurs comme Casco, ou bien sûr Giorgio Moroder même si ce dernier est toujours dans le game. On pourrait emmener avec nous Julien Galner, avec qui on travaille depuis notre deuxième album. C’est un grand fan de caisses, surtout si elles sont vintages. On pourrait faire une belle virée ensemble (rires).

Salut les BG, prêts à réchauffer le dancefloor ? Il fait frisquette en ce moment
M.Vous disiez pour rire en interview que vous étiez à la prod parce que vous ne saviez pas chanter. Vous n’avez aucun featuring sur votre dernier EP, le trio passe maintenant avant toute collaboration éventuelle ?

J. Ça fait sens avec notre démarche, on voulait s’écarter des formats avec lesquels on avait nos habitudes. Se concentrer plus sur la musique oui, mais on n’écarte pas les voix pour autant. Sur La Yara par exemple, on cherchait un chant différent de nos précédents featurings, c’est pour ça qu’on a opté pour le chant brésilien d’Elisa Jo. Ce morceau est un peu la transition dans notre évolution. On continuera à utiliser des voix mais différemment.

M. Il y a un gros revival disco en ce moment avec Corine, Ambeyance, Dombrance, et bien sûr Giorgio Moroder depuis RAM. Vous sentez portés par cette vague ? Et peut-être proches de l’écurie Kwaidan Records ?

J. La disco c’est indémodable ! Giorgio Moroder c’est un classique de nos playlists et on aime beaucoup les artistes que tu cites. Justement on a sorti un remix pour Alex Rossi, un artiste de Kwaidan Records, pour son titre Tutto va bene quando facciamo l’amore. Après, même si on se sent proche de la disco, nos inspirations et références proviennent surtout de ses enfants comme l’italo ou la Hi NRG qui étaient déjà plus électroniques avec pas mal de synthétiseurs, ou de choses plus modernes comme la scène scandinave actuelle (Todd Terje, Lindstrom etc..).

M. J’ai un souvenir assez fou des clips de Fog réalisé par Ugo Bienvenu et Kevin Manach et Pola avec Golshifteh Farahani. Si on prend les choses dans l’autre sens, de quel film vous rêveriez de composer la BO ?

Simon : Un Nolan avec des extraterrestres en forme de raies manta.

Manu : Un film de Ridley Scott sur les Atlantes.

Camille : J’aime beaucoup les dystopies donc par exemple une adaptation de « Le meilleur des mondes » au cinéma.

M. Ma dernière question est la signature chez Arty Paris. Quelle est votre définition d’un artiste ?

Simon : C’est créer des émotions qui font écho à celui qui les reçoit.

Manu : C’est celui qui travaille à faire exister au-delà des sens.

Camille : Un artiste pour moi c’est quelqu’un qui arrive à faire ressentir quelque chose à travers une création. Ça peut être une émotion, une sensation, un état particulier, un souvenir, une envie, etc… Même si souvent le ressenti est différent suivant les personnes, il est comme un appel pour rentrer (ou non) dans l’univers de l’artiste.

JABBERWOCKY DJ SET - CLOSING PARTY EDEN GARDEN

Vendredi 8 novembre de 22H à 02H
Au Café A, 148 rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 Paris

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