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Live Session : Claire Faravarjoo nous emmène jusqu’au bout de la nuit avec sa cover de Marc Lavoine

En partenariat avec Les Capsules.

En février dernier, l’artiste strasbourgeoise Claire Faravarjoo a sorti son premier album Nightclub, compilation disco pop d’inspirations nocturnes. La dancing queen réveille en nous des désirs enfouis d’escapades nocturnes, alors que planqués en quatre murs, notre manque se fait plus que jamais sentir.

Quand Claire Faravarjoo évoque la nuit, avec ses mots empreints d’une poésie suave, tout pétille comme lorsqu’on aventure nos lèvres au rebord d’un cocktail. Un zeste de folie pour ses rencontres enivrantes, une pincée de douceur pour son regard lumineux, et une grande dose de passion pour sa retranscription électrique. Ces ingrédients mixés avec un savoir-faire élégant se retrouvent à tous les niveaux de son album, Nightclub, annoncé à grand renfort de visuels disco et du clip pailleté de son single Tequila. De ces bonheurs lointains d’errances nocturnes, il ne nous reste plus que nos souvenirs et sa live session, où sa reprise de Marc Lavoine accélère le BPM pour nous porter à la danse. C’est certainement la plus jolie manière d’appréhender son univers et de revivre la nuit par procuration.

Marin : Bonjour Claire. T’as déclaré à de nombreuses reprises vouloir construire ton univers autour de la nuit. Qu’est-ce que la vie nocturne t’inspires de plus que le jour ?

Claire : Il y a un côté plus intense. Que ce soit dans les regards, les lumières, les néons des boutiques, des restos, les couleurs sont d’autant plus intenses. Tout est plus chaleureux, les rencontres se font plus nombreuses, l’atmosphère est bien plus électrique. Je trouve que le champs des possibilités s’ouvre d’autant plus, les gens communiquent entre eux avec bien plus de légèreté que la journée.

M. Ton album Nightclub mélange des mélodies suaves avec des arrangements électro pop voire disco. Où es-tu allée piocher ces influences si riches et diverses ?

C. Je suis née sous un toit où on écoute de tout. D’abord bouleversée par du Mike Oldfield ou Cerrone, ensuite par du Jamiroquai, du Phoenix. Intriguée par Nina Hagen et touchée par la mélancolie de Tiersen. Tout ça a créé un cocktail bien serré dans ma tête, et je pense qu’aujourd’hui ma musique découle indéniablement de ces influences.

M. Tu nous as pris par surprise en reprenant Elle a les yeux revolver pour Les Capsules. T’entretiens une histoire particulière avec ce titre de Marc Lavoine ?

C. Oui, c’est un titre de mon enfance. Les dimanche de soleil avec ma maman dans le salon. Il y a un côté Dolce Vita dans ce morceau, dans les sonorités. Quelque chose de doux et de super romantique qui se mariait très bien avec les premiers jours du printemps. Un peu comme maintenant.

Viens danser un coup dans le Nightclub de Claire Faravarjoo
M. Si maintenant on se surprenait à rêver, quel serait le lieu idéal où tu jouerais une fois le confinement levé ?

C. J’aimerais beaucoup jouer sur un rooftop, avec un coucher de soleil incroyable, un petit vent chaud, des sourires, vue sur mer et sur les lumières de la ville qui s’allument tout doucement.

M. Et comme c’est la tradition chez Arty Paris, quelle est ta définition d’une artiste ?

C. Ça va te paraître vaste, mais je crois que chacun l’est un peu. Un gars qui danse super bien le samedi soir et qui n’en est pas conscient, mon amie qui s’occupe de ses plantes avec un tel amour qu’elle aurait pu en faire son métier, ma grand mère qui dépose délicatement un glaçage sur le gâteau le dimanche.

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