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Andriamad, le duo solaire aux multiples styles

L’un est ex-charpentier, l’une est fleuriste, et tous deux jouent de la musique sous le nom coloré d’Andriamad. Suite à la sortie de « Jaimalé » en septembre dernier, nous avons interviewé le duo dans un voyage aux quatre coins du globe.

Pour ceux pour qui l’automne serait déjà une source d’ennui et de désillusion, les morceaux d’Andriamad vous ramèneront sur une île paradisiaque colorée de pop et d’électronique. Dans un langage qui est le leur, Cécile et Kévin parcourent la vie et ses sonorités.

Manon : Comment est né le duo Andriamad ?

Andriamad est né à Montreuil, dans un studio partagé entre un artiste peintre et une cabine d’enregistrement.

M. Pourquoi ce nom ?

Ce nom est né d’un besoin de se rattacher à nos racines. Andriamad est le nom de famille de la grand-mère malgache de Cécile.

M. Pourquoi ce nom ?

Kevin : J’ai grandi avec ma mère qui écoutait beaucoup de musiques du monde. Du côté de mon père, c’était la musique latine. Aujourd’hui j’écoute beaucoup d’électro pop comme Major Lazer ou Fakear.

Cécile : J’ai été entraînée sur les rythmes blues, jazzy, pop-rock (Ray Charles, les Beatles, JJ Cales, Fleetwood Mac) avec mon père et les trajets en voiture sur les rythmes pop et variété française avec Francis Cabrel, Aznavour, Brel, Véronique Sanson, France Gall. J’ai pu écouter un peu de tout et je reste très sensible aux chansons à texte. Enfant des années 90, j’ai également beaucoup écouté Desiree, Alicia Keys, Black Eyes Peas, Tryo, Ours, Camille puis plus tard Major Lazer, Polo & Pan ou encore Oh Wonder.

Andriamad aime piocher tout type d’influences
M. D’où vous est venu votre dialecte ? Quel rapport avez-vous à la langue ?

On parle plus d’un scat électronique, une sorte d’onomatopée qui est venue de l’envie de créer un langage qui n’appartiendrait à personne et à tout le monde à la fois, des sons qui parlent aux corps et aux sentiments.

M. Pourquoi ce goût pour le live ?

Nous avons avons commencé très tôt à jouer nos comportements en live. Il y avait une nécessité de réel et de partage. Dans un monde où aujourd’hui tout est trop dans le virtuel.

M. Où êtes-vous allés pour votre premier live ?

Cécile : Notre premier live s’est passé à la brasserie Gallia en mai 2018. À l’époque je faisais partie d’un collectif nommé Ramdam. On organisait beaucoup d’événements mêlant plusieurs disciplines comme, l’art, le théâtre, la musique et les jeux.

Un live coloré et solaire
M. Où aimeriez-vous aller jouer en concert ?

Kevin : Cécile venant de l’île de la Réunion, notre gros kif serait d’y aller pour y faire un kabar (un mixte entre concert et fête).

M. Où aimeriez-vous composer ?

Kevin : Notre musique portant beaucoup sur le voyage, le mieux serait de composer sur la route. L’œil dans le vague devant la vitre, à imaginer des chansons…

Cécile : Le visage face au vent, en altitude.

M. Où aimeriez-vous tourner votre prochain clip ?

Kevin : Sous le soleil ou dans les champs de cannes, justement on pense aller mettre les pieds dans le sable pour le prochain clip.

Le clip de « Jaimalé » a dépassé les 140K vues sur Youtube
M. Où aimeriez-vous aller vivre ?

Kevin : La cabane au bord de l’eau ne se démodera jamais.

Cécile : J’ai toujours voulu avoir une cabane à dix mètres du sol dans un arbre. Et pour ne pas être trop loin de Kevin, elle sera proche de la plage.

M. Où aimeriez-vous aller en vacances ?

Kevin : Pour le groove et la danse, à Cuba.

Cécile : Pour les couleurs et le paysage, en Inde.

M. Où aimeriez-vous aller boire un cocktail ?

Kevin : J’aimerais retourner sur une plage du Cap Vert qui s’appelle la plage de Praia Da Laginha où l’eau est calme et bleu turquoise sur l’Ile de Sao Vicente.

Cécile : J’aimerais aller boire un cocktail avec mes amis et ma mère, sur la plage des Brisants à la Réunion.

M. Où aimeriez-vous danser ?

Sous la poudre colorée du festival de Holi en Inde.

M. Où aimeriez-vous retourner ?

À Savaldor de Bahia au Brésil.

M. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre prochain EP qui sortira en janvier ?

Nous ne pouvons seulement donner que quelques indices : de la tolérance, une comptine, un featuring avec un super artiste, une introspection et encore du soleil.

M. Et comme c’est la tradition chez Arty, quelle est votre définition d’un artiste ?

Une perpétuelle recherche de soi et des autres et surtout de nous la montrer en couleurs, en vides, en respirant et en vivant.

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