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Rencontre avec Ambeyance dans leur discothèque de l’espace

La navette italo-disco d’Ambeyance file à travers les années 80 jusqu’à un futur hypothétique, avec en guise de bagage, les sept morceaux de leur premier album Diva. Le duo parisien fait rayonner la boule à facettes à la vitesse de la lumière.

Ambeyance c’est un peu la contraction entre Beyonce et ambiance. Imagine un mix entre l’énergie folle de Queen B et l’aura d’une boule à facettes, et voici le plan sur la comète du binôme parisien. Dans le cockpit, Charlotte et Éric sont inséparables. En studio comme sur scène, ils sont accompagnés de leurs indétrônables synthés qui font office de commandes à danser, prêts à décoller pour l’esprit originel des années 80. En guise de plan de vol, les sept morceaux de leur premier album Diva sont aussi prometteurs qu’un remake de Star Trek par J.J. Abrams. Tu l’as compris, c’est dans les vieux pots qu’on fait la meilleure soupe spatiale.

La BO passionnée de nos souffles perdus au dancefloor

Parmi toutes les offrandes cosmiques du disque, il y a un single dont ne se lasse pas. Les sept minutes quarante-six (oui, oui) de Roller Party nous invitent à une fusion pailletée sur le dancefloor, aux émotions dopées à la bonne humeur, et à l’abandon de soi sur une montée de synthés. C’est mieux que toutes les drogues, ça s’appelle la passion. Le duo s’applique à recréer l’énergie hypnotique du morceau en concert : formation à 360°, lumières stroboscopiques et tenues vintage. Ça tombe plutôt pas mal, ils se produisent vendredi 22 novembre à la Maroquinerie, en compagnie d’un équipage solide comme le menton des Bogdanoff. T’as remis du fuel dans tes gambettes pour le décollage ?

Marin : Hello Charlotte et Éric. Est-ce que vous vous êtes rencontrés sous une boule à facettes comme le couple de Roller Party ?

Charlotte : On s’est rencontrés sous la boule à facettes géante de la Gaîté Lyrique où on était tous les deux régisseurs son. Il y avait beaucoup de soirées improvisées parce qu’il y avait une bonne entente entre toute l’équipe. Du coup, Éric m’a proposé de faire des impros de musique électro, il était en train de s’y mettre et il savait que j’en faisais. Mais il n’y avait pas de rollers (rires).

M. Ambeyance c’est un peu la contraction entre Beyonce et ambiance (rires). Mais à part Queen B, quelles seraient vos influences ?

Charlotte : Elles vont de l’italo-disco à la high energy des années 80. Mais aussi la new wave avec New Order, la pop avec The Knife, et plus récemment le projet Zombie Zombie d’Étienne Jaumet.

Éric : C’est un mélange hybride entre plein de styles et de groupes différents.

Cliquez sur la pochette pour écouter leur album « Diva »
M. Il y a une nouvelle scène parisienne nu disco avec Corine, Jabberwocky et Dombrance pour brasser large. Ça vous fait oublier la nostalgie des années 80 ?

C. Je suis née dans les années 80 donc les premières choses qui m’ont marqué datent de cette décennie. C’est une période très riche en terme d’esthétique avec la naissance de la New Wave et la démocratisation des machines. On remet les années 80 au goût du jour avec des outils plus récents, mais ça ne les remplacera pas.

E. Et Corine c’est une scène beaucoup plus pop et disco diva.

C. On est sur le terrain plus cheesy de l’après disco des années 80. On a un côté plus synthétique, club et électronique. On se sent davantage proche de Dombrance et son projet DBFC, d’ailleurs on va jouer ensemble à la Maroquinerie vendredi 22 novembre.

M. Vous avez sorti en mars dernier votre album Diva. Le single éponyme sonne très Miami Vice sous ecstas, pourquoi avoir gardé ce titre pour l’album ?

C. Diva incarne le nom du vaisseau spatial dans lequel on s’est embarqué, au début j’avais plein de noms de planètes en tête.

E. C’était très cosmique (rires).

C. Quand les graphistes ont fait des essais pour la pochette, ils ont utilisé Diva qui était le premier titre de notre playlist privée. Le label a tout de suite aimé et on l’a gardé.

M. Votre vaisseau est connu pour sa scéno lumineuse ?

E. Dès le premier live, on avait imaginé une scéno très immersive pour que les gens entrent dans notre univers.

C. Et que ça ressemble à une discothèque des années 80.

M. Vous visez tout de suite le club ?

C. On ne vise pas tout de suite le club mais l’envie de faire danser est présente dès le départ. Cette touche est voulue. On a déjà joué en club avec notre formation live et ça marche bien.

E. La dance music est présente quoiqu’il arrive.

M. Quelle est cette fameuse config’ de live ?

E. Ah oui, notre cockpit Diva. On a commencé à composer et expérimenter dans notre chambre avant de tout sortir sur scène (rires).

C. On est entouré de nos synthés de studio.

E. C’est ludique et intéressant, on s’amuse à tourner de synthés en synthés pendant les morceaux. On ne veut pas être statique chacun derrière sa machine.

M. Je ne sais si vous avez vu ma Delorean sur le parking… Si je vous en donne les clefs, vous allez dans les années 80 ou dans le futur ?

C. Franchement je vais dans les années 80 parce que le futur…

E. Ça fait un peu peur. Pareil, j’irais dans les années 80 pour les mêmes raisons.

Les deux loustics en concert
M. Vous aimeriez collaborer avec quel artiste de l’époque ?

C. Kate Bush ou New Order pour faire quelques tubes (rires).

E. Talking Heads ou plus récemment LCD Soundsystem.

M. Et pour finir, vous n’échappez pas à la question signature chez Arty Paris. Quelle est votre définition d’un artiste ?

C. Un artiste est quelqu’un de rêveur, passionné et curieux. Il a aussi cette fragilité qui lui procure ce besoin de transmettre ce qu’il a en lui.

E. La curiosité amène l’inspiration pour trouver la beauté en toutes choses.

AMBEYANCE EN CONCERT

Vendredi 22 novembre à partir de 19H30
À La Maroquinerie, 23 rue Boyer, 75020 Paris
Avec Rubin Steiner, Dombrance & Météo Mirage

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