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Quels sont les films sélectionnés cette année à Deauville ?

En l’absence de guests hollywoodiens, le Festival du cinéma américain de Deauville présentera du 4 au 13 septembre des couleurs plus tricolores que d’habitude.

Du 4 au 13 septembre, le Festival du cinéma américain de Deauville sera le premier depuis longtemps à se tenir sous sa forme physique. Cette année, ni le festival de Cannes, ni Locarno, ni Beaune n’ont eu lieu. Malgré la légère reprise de l’épidémie en France, Deauville maintient son cap et joue la carte des invités français. On ne pourra pas observer le défilé habituel de stars américaines sur le tapis rouge, mais une flopée de guests tricolores viendront s’y substituer. La plus américaine des françaises, l’actrice et chanteuse Vanessa Paradis, a été nommée présidente du jury. À ses côtés, on retrouvera Yann Gonzalez, Vincent Lacoste, Sylvie Pialat, Bruno Podalydès ou encore Oxmo Puccino pour départager les films.

Vanessa Paradis présidente du Jury de la 46ème édition

Côté jury toujours, la scénariste et réalisatrice Rebecca Zlotowski assurera la présidence de la catégorie Révélations, qui récompense l’œuvre originale d’un auteur prometteur. À ces fins, elle sera accompagnée d’Arnaud Rebotini ou encore d’Antoine Reinartz. Et pour terminer le tour d’horizon des personnalités, on attend Benoît Poelvoorde, Leïla Bekhti, Maïwenn, Pio Marmaï et Noémie Merlant pour défendre leurs films respectifs. De quoi faire crépiter les flashs des photographes.

La réalisatrice de Grand Central et Une fille facile sera présidence du Jury Révélations

La raison de ce déferlement de grosses têtes ? Après l’annulation de la 73ème édition du Festival de Cannes, les deux festivals ont annoncé dans un communiqué commun que 10 films qui devaient être projetés sur la Croisette le seront à Deauville. Réunis sous le label « Cannes 2020 », la côte normande accueillera ainsi Peninsula de Yeon Sang-ho, ADN de Maïwenn, Ammonite de Francis Lee, Les Deux Alfred de Bruno Podalydès ou encore Last Words de Jonathan Nossiter. Et ce n’est pas tout, puisque 3 films de la sélection du Festival d’animation d’Annecy seront aussi projetés, qui avait pu se tenir seulement en version numérique à cause du Coronavirus.

10 films de la sélection cannoise seront projetés à Deauville

Pour ce qui est de la Compétition, 15 films indépendants américains feront le voyage jusqu’à Deauville, sans craindre de contagion en dehors de la cinéphilie. On remarque au passage la sélection de huit films de femmes ainsi que sept premiers films. Le traditionnel hommage du Festival à un géant du cinéma américain sera consacré à Kirk Douglas, disparu en février dernier à l’âge de 103 ans. Venu fouler les Planches à deux reprises en 1978 et en 1999, la légende revivra sur grand écran avec les projections de Spartacus de Stanley Kubrick, Les Ensorcelés de Vincente Minnelli, ou encore La Griffe du passé de Jacques Tourneur. Enfin, le film de clôture sera l’énigmatique blockbuster français Comment je suis devenu super-héros, qui devrait s’aventurer sur les terres des Marvel Studios, avec Pio Marmaï, Vimala Pons, Benoît Poelvoorde, Leïla Bekhti, Swann Arlaud. Why not.

  • La sélection du Festival de Deauville 2020 

First Cow, de Kelly Reichardt – La réalisatrice de Wendy et Lucy avait déjà remporté le Grand Prix du Fes­ti­val de Deau­ville en 2013 avec son thril­ler éco­lo­gique Night Moves
Giants Being Lonely, de Grear Patterson – 1er film
Holler, de Nicole Riegel – 1er film
Kajillionaire, de Miranda July
Lorelei, de Sabrina Doyle – 1er film
Last Words, de Jonathan Nossiter : une histoire de fin du monde avec Nick Nolte, Charlotte Rampling, d’Alba Rohrwacher
Love is Love is Love d‘Eleanor Coppola
Minari de Lee Isaac Chung
Shiva Baby d’Emma Seligman – 1er film
Sophie Jones de Jessie Barr – 1er film
Sound of Metal, de Darius Marder – 1er film
The Assistant, de Kitty Green – 1er film
The Violent Heart, de Kerem Sanga
Uncle Frank, d’Alan Ball – 2ème film du showrunner des séries Six Feet Under et True Blood.

  • Hommage à Kirk Douglas

Nimitz, retour vers l’enfer, de Don Taylor (1980)
Sept jours en mai
, de John Frankenheimer (1964)
Seuls sont les indomptés
, de David Miller (1962)
Spartacus
, de Stanley Kubrick (1960)
Les Vikings
, de Richard Fleischer (1958)
Les sentiers de la gloire
, de Stanley Kubrick (1957)
La vie passionnée de Vincent Van Gogh
, de Vincente Minnelli & George Cukor (1956)
Les Ensorcelés
, de Vincente Minnelli (1952)
La Captive aux yeux clairs
, de Howard Hawks (1952)
Le Gouffre aux chimères
, de Billy Wilder (1951)
Le Champion
, de Mark Robson (1949)
La Griffe du passé
, de Jacques Tourneur (1947)

  • Label « Cannes 2020 »

ADN, de Maïwenn
Ammonite, de Francis Lee
Des hommes, de Lucas Belvaux
Les Deux Alfred, de Bruno Podalydès
A Good Man, de Marie-Castille Mention-Schaar
Last Words, de Jonathan Nossiter
Peninsula, de Yeon Sang-Ho
Rouge, de Farid Bentoumi
Slalom, de Charlène Favier
Teddy, de Ludovic et Zoran Boukherma