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Draumr, la mélodie de nos rêves

Ferme les yeux, Draumr t’emmène au pays des songes. Son nouvel EP “Ethereal Mildness” a tous les arguments pour nous envoûter en quatre morceaux.

Quelque part entre Air et Paul McCartney, Draumr se fait l’écho d’une pop introspective. L’étymologie du projet de Gabriel Cheurfa concentre plusieurs sens cachés. En signifiant “rêve” en vieux norois, l’artiste s’inscrit dans le mouvement de la dream-pop avec élégance. Ensuite, par la prononciation de “dromeur”, le chanteur dialogue avec son passif de “drummer” dans le glam rock. Par delà les finesses du langage, la sortie de l’EP « Ethereal Mildness » marque un nouveau jalon sensible dans la carrière du producteur.

Le mystère Draumr se dévoile en 4 tracks cotonneux, laissant le sentiment de naviguer entre songe et éveil. Le voyage s’ouvre avec « Seamless », puis nous enveloppe des synthés duveteux d’« Ethereal Mildness ». La réverbération sur la voix de «None of These Days » glisse comme le songe d’une nuit trouble, avant que l’éclat d’« Echoing Worlds » ne signifie la fin du trip. L’EP pourrait s’appeler « Wonderland », à la différence qu’Alice suivrait les notes du réel. Avec Draumr, rarement la dreampop n’a été aussi tangible.