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Le premier album de Claude Violante est un purgatoire d’amour pop

Sorti le 21 juin, l’album « Armani » de Claude Violante nous kicke en treize hymnes ravageurs. Une ode au désir fait de house nineties et de pop sauvage.

Dans la vie de tous les jours, la chanteuse s’appelle Camille Petitjean. Mais quand la musique fait surface, son alter ego Claude Violante prend le dessus. L’auteur-interprète brouille les pistes d’un prénom mixte et d’un nom aux consonances sud-américaines, en référence directe à ses origines argentines. À l’image de son identité plurielle, l’album « Armani » abrite un melting pot d’influences qui dessinent la carte d’un royaume androgyne, invitant la house nineties et l’électro rétro à trôner côte à côte. Claude est reine en sa pop.

Pour celle qui combat avec férocité les aprioris, tout n’a pas toujours été simple. De son enfance dans une famille catholique parisienne, jusqu’à ses premiers jobs dans la production audiovisuelle, son parcours fut celui d’une guerrière cavalant à travers la création. Jusqu’à s’épanouir dans la musique avec le duo Haussmann en 2010, prêter sa voix à plusieurs producteurs (dont Feadz chez Ed Banger), et confirmer sa chevauchée fantastique en 3 EPs terribles. Une conquête chevaleresque.

Sous son étendard, les talents fusent. Composé par le grand Alex Gopher (Étienne de Crécy, Nekfeu) et Pierrick Devin (Lomepal, Pépite), son single « When we sync » a trusté nos oreilles avant d’être illustré par le réalisateur Alexandra Reghioua (ci-dessus). L’album dévoile des hits en pagaille : le tube entêtant de « Never Come Back », l’hymne fédérateur « Static », la love song sensible « Newcomers ». Le name-dropping nous rend jouasse lorsqu’il est question de citer Bastien Doremus (Charlotte Gainsbourg, Chris) qui co-réalise l’ensemble des titres. Une affaire de famille rondement menée.

Au-delà de l’évidence d’un album accessible et entraînant, Claude Violante forge une identité intime et réfléchie. En fer de lance, la spiritualité transparaît dans chacun de ses visuels. Attention : il n’est pas question d’hermétisme religieux, mais d’une dévotion pour tous les sacrifices accomplis avant de voir aboutir cet album. La touche finale d’un projet porteur d’espoir, de valeurs fédératrices, et d’amour souverain. La chapelle pop a trouvé sa nouvelle prêtresse en Claude Violante. Bienvenue dans la croisade de tolérance « Armani ».

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