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Gangster et poète, découvrez le projet allumé de BB Chevrotine

Imprégné de l’énergie démente du rock’n’roll, BB Chevrotine réalise des films à l’Iphone avec une liberté sans bornes et un humour noir corrosif. Il présente son nouveau one-man show le mardi 19 novembre et mercredi 27 novembre au Théâtre des Mathurins.

Imagine la rencontre entre Johnny Hallyday et Massacre à la Tronçonneuse, l’esprit rock et la culture bis, la comédie noire et le millième degré. Bienvenue dans l’univers de BB Chevrotine, aka Barney dans la vraie vie. On n’en dira pas plus pour préserver sa cavale créative, le personnage est toujours sous mandat d’arrêt des instances puritaines. Il y a chez ce gangster à l’âme de poète tout ce qu’on aime mater sur nos écrans : une pincée de Quentin Tarantino pour le bouillonnement cinéphile, la gouaille d’un personnage des Soprano, et une dose de Wes Craven pour le déchaînement fun. Son cocktail à l’huile de moteur est explosif.

« Un gangster crooner déchaîné et romantique qui se prend pour Elvis Presley et Al Pacino en même temps. »

BB Chevrotine nous a percuté de plein fouet avec Allumer le Feu à la Tronçonneuse, un court métrage entièrement réalisé à l’Iphone. La firme à la pomme a toujours revendiqué son identité libertaire, et si les illusions sont parties en fumée avec l’avènement du dieu-capitalisme, l’artiste en exploite les capacités sans vergogne. Il nous confie : « De la prise de vue à la distribution sur le net, le film n’est jamais sorti du téléphone. C’est à la fois pour pousser à fond les possibilités de ces nouveaux outils, mais aussi pour aller vers un résultat plus punk et plus vif ». Le court métrage a conquis notre cœur dans un écran de fumée, éclatant les verrous de la norme par une tonalité abrasive. On adore.

Un one-man show qui lorgne sur le cinéma et le rock’n’roll

Pour se faire allumer par BB Chevrotine, il faut se rendre au Théâtre des Mathurins. Son nouveau one-man show Le Paradis veut me tuer raconte la trajectoire violente, burlesque et musicale du personnage qu’il s’est créé. C’est un vrai spectacle dans le sens où il n’y pas de vannes, mais une ambiance de comédie noire ponctuée de sketchs. Un peu comme si Nicolas Cage prenait d’assaut les planches entre deux séquences de Sailor et Lula, pour filer l’amour parfait au paradis des cinéphiles. Le plus cool dans l’histoire, c’est la gratuité appréciable en tant que spectateur. Risa o plomo ? Les deux señor El Chevrotine.

LE PARADIS VEUT ME TUER

Mardi 19 novembre et mercredi 27 novembre
Au Théâtre des Mathurins, 36 rue des Mathurins 75008 Paris
Entrée gratuite sur réservation | Jour 1 / Jour 2

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