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[Arty Airlines] À la découverte de Bucarest avec Andrei Cojocaru

 

Surnommé « le petit Paris des Balkans », Bucarest se révèle sous les mots du graphiste Andrei Cojocaru.

À seulement 3H de Paris en avion, celle que l’on surnomme “le petit Paris des Balkans” mérite toute notre attention. Pris dans un boom créatif, nous avons découvert Bucarest avec notre guide Andrei Cojocaru, graphiste et illustrateur basé depuis 2003 à Paris.

Depuis une dizaine d’années, Andrei pratique le collage à la main et en digital, croisant les techniques et les supports. À l’image de la capitale de la Roumanie, ses œuvres sont protéiformes, vivantes, et empreintes d’histoire. Du gigantisme de l’héritage de Ceausescu à la ferveur des quartiers créatifs, on ne peut s’empêcher de tirer un trait avec son travail. Au premier abord, la sensation de voir une démonstration de cohérence. A la seconde vision, toute la diversité de couleurs et de découpes se révèle, comme un patchwork d’influences.

Andrei nous emmène à la découverte des lignes de Bucarest.


Cartierul Creativ
Le quartier créatif de Bucarest

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Andrei. Je vais vous parler d’un quartier entier, le Cartierul Creativ. Le roumain étant une langue latine qui ressemble beaucoup au français, vous avez sans doute deviné qu’il s’agissait du Quartier Créatif ! Il se situe en plein cœur de Bucarest, pas loin du Vieux Centre historique de la ville et du Kilomètre Zéro.

Mais c’est surtout un concept, un rassemblement de différentes entités (galeries, musées, boutiques, lieux de restauration, agences créatives) et de personnes (artistes, créateurs de mode, architectes, étudiants).

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A. On y trouve tout le temps quelque chose à faire: visiter une expo ou un pop-up store, assister à des workshops, des performances artistiques ou des concerts, voire une pièce de théâtre au Apollo 111… et à la fin, boire une petite bière craft locale ou un cocktail maison au Fix.

Le Quartier Créatif est encore plus vivant pendant la Romanian Design Week, qui a lieu en mai – une dizaine de jours consacrée aux créatifs roumains. C’est d’ailleurs pendant cette manifestation – à laquelle j’ai eu l’honneur de participer plusieurs fois en tant qu’artiste, petit coup d’auto promo obligatoire – qu’est né le concept du Quartier Créatif.


Lacrimi si Sfinti
Le restaurant néo-tradi

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A. Quand mes amis étrangers vont à Bucarest et me demandent de leur recommander un restaurant, sans hésiter je les invite à aller chez Lacrimi si Sfinti.

Le nom se traduit par “Des Larmes et des Saints” – un nom assez surprenant qui est en fait le titre d’un livre d’Emil Cioran, célèbre philosophe roumain nihiliste et pessimiste. Mais Lacrimi si Sfinti est tout sauf triste !

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A. Ce petit restaurant propose des plats traditionnels roumains remis au goût du jour, à base de produits locaux, de saison et bio. La déco est amusante (motifs traditionnels roumains réalisés en LEGO) et l’ambiance y est festive – il y a souvent de la musique traditionnelle live.

Les musiciens se baladent entre les tables et invitent les clients à se joindre à la fête. J’y suis allé il y a deux ans avec une vingtaine d’amis français (ils m’avaient organisé un voyage surprise pour mon anniversaire) et nous avons tous fini par danser sur les chaises (les quelques verres d’eau de vie de prune qu’on a bu y étaient certainement pour quelque chose).


Control Club
La place to be

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A. Tout comme je n’ai pas hésité pour le restaurant, pour danser c’est le Control, DI-RECT ! C’est une boîte ouverte tous les soirs de la semaine (sauf le dimanche je crois, mais personne ne sort le dimanche, non?).

Control est une salle où il y a souvent des concerts ou des DJs autochtones ou étrangers qui passent. Ici l’entrée est payante, mais c’est en général 15-20 lei (c’est à dire 3-4 €, ça passe non?).

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A. Control c’est aussi la partie bar et surtout sa magnifique terrasse, où il fait si bon en été (même quand il pleut, car elle bénéficie d’un toit végétal qui nous protège). C’est bruyant, festif, drôle. On y croise de tout : des étudiants, des artistes, des musiciens ou réalisateurs, beaucoup d’étrangers (notamment des français – avis à ceux qui veulent éviter leurs compatriotes lorsqu’ils sont à l’étranger). Il y aussi des jeunes cadres dynamiques de temps en temps mais ils ne sont pas méchants.

Les prix ne sont pas méchants non plus. Surtout les mardi soir quand les consos sont à moitié prix (si vous y allez à ce moment-là, il faut carrément annuler le mercredi matin).

Je n’ai jamais passé une mauvaise soirée là-bas, et j’y retourne à chaque fois que je passe à Bucarest.

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