Que cherchez-vous ?

10 clips qui claquent avec Bonnie Banane, Agoria, Upsilone…

La sélection de clips de mi-juin annonce sans sourciller la saison estivale. La pop barrée de Bonnie Banane, l’électro mélodique d’Agoria et la house music d’Upsilone ont tous les arguments pour ambiancer vos garden parties. Et ça, c’est sans compter sur leurs 7 autres compañeros.

Bonnie Banane – La Lune & Le Soleil
Réalisé par Clifto Cream

La lune et le soleil ne pouvaient se rencontrer sans la chanteuse Bonnie Banane. Aussi barrée que son clip est psychédélique, la figure de la nouvelle scène pop se trémousse en chantant un air printanier sous acides. On imagine le pitch : « Alors, ça va être un remake des émissions pour petits des années 90, avec un petit dej’ XXL, un ourson géant pommé, et une maisonnette au design expressionniste ». Le pire, c’est que ça marche. La comptine RnB produite par Varnish La Piscine pourrait devenir le nouveau générique des Télétubbies. Après son featuring avec Myth Syzer dans Le Code, Bonnie Banane a trouvé le password pour monter dans les sphères arty.

Agoria feat. Blasé – 3 Letters
Réalisé par Hernan Corera, Walter Cornas, Juan Cavia

Sébastien Devaud aka Agoria a un CV à faire pâlir n’importe quel producteur : fondateur d’InFiné Music et Sapiens Records, compositeur de musiques de films, et DJ à ses heures perdues. Après la sortie en avril 2019 de son album Drift, on retrouve le féru de machines aux côtés de son acolyte chanteur Blasé qui avait déjà posé sa voix sur You’re Not Alone. C’est d’ailleurs le même trio de réalisateurs qui signe le clip de 3 Letters – Hernan Corera, Walter Cornas et Juan Cavia, échangeant l’immensité du désert sud-américain contre un plan fixe en intérieur. La chorégraphie sortie d’un piano bar de western accompagne à la perfection l’électronica mélodique du monsieur. Cerise sur le gâteau : une intrigue canine se joue en arrière-plan pour le plus grand bonheur des fans de 30 Millions d’Amis.

Upsilone – Minuit
Réalisé par Calvaire, Upsilone, Dauval, Amélie Saint-Maxent

Le producteur au peignoir blanc avait rendu notre confinement plus doux avec ses tutos délirants sur Instagram. Le voici de retour aux choses sérieuses (ou pas) : un morceau original. L’artiste n’abandonne pas pour autant son personnage dans le sillage de Martin Solveig et Vladimir Cauchemar. Son hit taillé pour une déclaration d’amour estivale nous donne envie de faire tomber le peignoir et danser en lunettes blanches tout l’été. Fier chevalier d’une French Touch un peu moribonde, Upsilone redonne le coup de peps que l’on n’attendait plus. À Minuit, ce n’est pas le carrosse qui se transforme en citrouille ; c’est la French Touch qui revit.

Wax Tailor feat. D Smoke – Keep It Movin’
Réalisé par Hugo Dauffy

Wax Tailor, le retour. Le producteur nous avait laissé sans nouvelles après la tournée dantesque de son disque By Any Beats Necessary. Quand on a derrière soi une carrière à collectionner les disques d’or comme d’autres les timbres, on se demande ce qui pousse à aller toujours de l’avant. Le chauve le plus célèbre de l’alliance hip-hop franco-américaine revient pourtant en grande forme avec cette invitation à garder la pêche aux accents électro-funk : Keep It Movin. La jeune étoile du rap ricain D Smoke y pose son flow énergique à faire rougir Kendrick Lamar, qui n’a pas caché son admiration pour le grand gagnant du concours Rhythm + Flow diffusé sur Netflix. Un album est paraît-il sur la rampe de lancement.

FORM & La Chica – Waterfall
Réalisé par Yanis and Mehdi Hamnane

Jimi Hendrix avait sa guitare, FORM a son piano. Le trio parisien emmené par le chanteur Hausmane Jamaleddine en avait fait l’instrument central de leurs showcases acoustiques diffusés sur Facebook pendant le confinement. Comme le symbole d’une libération tant attendue, l’artiste fait passer un mauvais quart d’heure à son compagnon d’infortune à coups de masse fougueuses. Et tandis que le clavier valdingue en morceaux, la voix de La Chica résonne au loin dans les couloirs pour venir doubler son interprète d’un featuring lascif. Collaboration extraite de l’EP C.W.T (It Comes with the Territory), le single Waterfall n’a pas fini de nous doucher de sa poésie brûlante.

J-Silk – Bring Me Joy
Réalisé par Louis de Rolland / Produit par Temple Caché

La neo-soul s’exporte jusqu’à Bordeaux avec le groupe J-Silk. Emmené par la chanteuse Joanna Rives, le trio français composé du bassiste et beatmaker Louis Gaffney et du batteur Didier Bassan mêle des textures pop avec des influences trip-hop. La douce ballade Bring Me Joy nous emmène tripper loin des couleurs froides de la ville avec les collages psychédéliques du studio Temple Caché, déjà à l’origine des clips de La Chica, Jorja Smith ou CORPS. Leur mission ? Apporter de la joie dans les chaumières, comme l’indique sans détour le titre de la chanson. Objectif réussi : on a la tête pleine de papillons bigarrés et d’envies d’évasion.

Clem Beatz feat. Dylan Banco – Circle
Animé par Julien Missaire

Le beatmaker Clem Beatz a sorti pendant le confinement son EP The Big Picture avec une ribambelle de guests. Aujourd’hui, place au flow énervé de Dylan Banco plaqué sur le drop massif de Circle. Comme l’indique le titre, c’est une boucle sans fin que le spécialiste des VFX Julien Missaire met en scène dans une réalisation fluide en 3D. À travers une jungle luxuriante et un désert sans fin, on découvre du pays en passant à travers des portes sous forme de miroirs, sorte de réminiscences esthétiques du clip On You de Kazy Lambist. Les artistes et leurs clips restent le meilleur tour operator quand les avions sont cloués au sol.

Mackenzie Leighton – Ladies Night
Réalisé par Celia Marie Petersen

Aaah, l’amour. Paris restera indubitablement la ville du love – celui avec un grand « L ». Mais que se passe t-il quand on enchaîne les relations décevantes avec les mecs ? On essaie avec les filles, nous dit la chanteuse américaine Mackenzie Leighton. De ce postulat légèrement absurde motivé par la réalité des désillusions amoureuses à l’ère de Tinder, la réalisatrice Celia Marie Petersen célèbre la sororité dans un clip aux couleurs pastels. Cette chanson badine a été inspirée par l’une des premières soirées de Mackenzie à Paris. Ses amies parlaient de leurs mauvaises expériences avec les hommes. Et elle a proposé une solution : essayer le love avec deux « L ».

Effigie – Monkey Station
Réalisé par Alexandre Meaux & Simon Bonnefoy

Pierre Boullee l’écrivait en 1963 dans son roman dystopique La Planète des Singes : les primates sont moins primaires que la plupart des humains. À la vitesse où notre civilisation décline, leur règne ne serait-il pas la meilleure chose qui puisse arriver au monde ? De ce postulat de science-fiction, le producteur Effigie en garde la théorie évolutionniste dans un univers rappelant l’esthétique graphique du jeu vidéo Deus Ex : Human Revolution. Illustré par un long travelling vers une statue de singe habillée d’une toge de la Grèce antique, le producteur répète son mantra : « Here, there, now and nowhere, Monkey Station ». Son électro obsédant aux éclats simiesques annonce l’arrivée de son EP courant 2020.

Sôra – Feel Beautiful

À défaut de pouvoir prendre l’avion, on embarque pour Miami avec la chanteuse Sôra. Le confinement étant passé par là, elle chausse les rollers de la bonne humeur dans un clip en 3D. C’est léger comme une brise en bord de mer, les palmiers défilent à vitesse grand V, et on a même les paroles pour s’organiser un karaoké au bord de la piscine. Originalement produit pour une marque de cosmétique, le morceau sonnait très années 80 avant de virer pop et RnB. Après avoir sorti son EP Number One en 2018, on attend avec impatience le numéro deux de la jeune chanteuse parisienne.

Abonne toi à la chaîne Arty Paris et rejoins nos 10 000 copains.