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Les 10 clips que vous avez ratés cet été : Moby, Julien Doré, Glass Animals…

De l’engagement avec Moby, des pingouins autour de Julien Doré et un plongeon pour le chanteur de Glass Animals : l’été a été en riche en clips hauts en couleur. On les (re)découvre avec plaisir pour la rentrée.

Moby – My Only Love
Réalisé par Zombie Studio et BlinkInk

Réalisé par Zombie Studio et BlinkInk, le clip relève plus du court métrage. Riche, poignant et digne du combat final du film Avatar (James Cameron, 2009). Le morceau My Only Love de Moby m’aura permis de (re)découvrir l’engagement de l’artiste et de ses différents projets. Depuis plus de 10 ans, une très grande majorité des bénéfices liée au travail de Moby sont reversés à des associations caritatives défendant les droits humains et les droits des animaux. Un coup de cœur à suivre de près.

Par Arthur

Julien Doré – Barracuda II
Réalisé par Brice VDH

Julien Doré est officiellement de retour ! Après le clip de La Fièvre, Julien Doré nous a dévoilé, il y a quelques jours, la très belle vidéo de Barracuda II, deuxième extrait de son album Aimée, tournée dans le sud de la France et réalisée par son fidèle acolyte Brice VDH. En toute simplicité et intimité, on découvre Julien accompagné de son piano jouant devant des enfants, qui reprennent à l’unisson le refrain, et quelques pingouins égarés.

Par Anoussa

Glass Animals – It’s All So Incredibly Loud
Réalisé par David Wilson

Sorti le 7 août, le troisième album de Glass Animals est un carton plein, allant jusqu’à prendre la seconde place du top albums au Royaume-Uni. Après avoir chroniqué le clip en 3D de Tangerine, on te présente la vidéo émotionnelle de It’s All So Incredibly Loud mettant en scène le chanteur du groupe, Dave Bayley. Lunettes rondes sur le nez, regard face caméra, le lead-singer s’avance au bord d’un plongeoir, métaphorisant physiquement ce moment où l’on doit dire quelque chose à quelqu’un qui changera à jamais sa vie. Une tornade d’émotions intériorisées juste avant de sauter dans le grand bain.

Par Marin

Darius x Wayne Snow – Equilibrium
Réalisé par Alice Kong

3 ans après leur dernière collaboration, Darius et Wayne Snow se retrouvent à nouveau pour produire Equilibrium, un morceau house au groove entraînant. S’il ne t’a pas accompagné durant l’été, il t’en rappellera sûrement ses meilleurs moments. Judicieusement confiée à Alice Kong, le clip image le concept d’équilibre et offre une histoire surréaliste, chaotique et colorée qui finit par trouver la juste harmonie. Une valeur sûre.

par Arthur

Greentea Peng – Hu Man
Réalisé par Félix Brady

Greentea Peng est une étoile londonienne en pleine ascension. Le morceau Hu Man, sorti le 5 août est, si tu l’avais raté, une valeur sûre pour attaquer les premiers jours de septembre. Le clip, dirigé par Felix Brady, illustre la bataille spirituelle de l’artiste en quête de paix intérieure. C’est sur un rythme bossa nova que Greentea Peng partage le dicton maya découvert lors d’une cérémonie au mexique : « Lak’ech Ala K’in, Je suis vous, vous êtes moi. »

Par Arthur

Flying Lotus – Remind U
Réalisé par Winston Hacking

“Je n’ai qu’un mot à vous donner : Flying Lotus. Il vous ouvrira les bonnes portes, et parfois les meilleures.” Si on emprunte notre accroche au Tenet de Christopher Nolan, c’est pour la bonne cause. Le producteur américain collabore avec le magicien du collage vidéo Winston Hacking pour le clip psychédélique de Remind U. S’inspirant du travail des dadaïstes et de l’oeuvre surréaliste de Max Ernst, le créatif a compilé des centaines d’archives vidéos extraites de vieilles VHS pour former un ensemble étrange et coloré. D’une dimension parallèle à l’autre, les règles sont les mêmes : laisse-toi emporter par le rêve.

Par Marin

Baby Queen – Buzzkill
Réalisé par Kitty Faingold

Couleurs et obscurité sont-elles incompatibles ? Que nenni, nous répond Baby Queen. La lyric video de son dernier single Buzzkill enchaîne les animations bariolées qui ne sauraient cacher sa vision cruelle de la vie. Musicalement, difficile de faire plus limpide que son refrain entêtant de désespoir : “Ho boy, here comes the kill joy / Chill the hell out; you’re so young”. C’est par cette dualité entre réalisation pop et grunge torturé que Baby Queen construit son royaume complexe, aujourd’hui agrémenté de l’animation de Kitty Faingold. La multi-instrumentiste qui est autant à l’aise à la guitare, à la basse, au piano, au ukulélé, au banjo, et même un peu à la batterie, a encore de belles années devant elle. Son vague-à-l’âme ne devrait que mieux s’en porter.

Par Marin

Silly Boy Blue – Hi, It’s Me Again
Réalisé par Alizée Andrejka

2020 sera t-elle l’année de Silly Boy Blue ? Celle qui emprunte son nom à une chanson de David Bowie nous plonge dans le romantisme noir de Hi, it’s me again. Créé à partir de textes écrits après une rupture, l’artiste fait part de ce moment juste avant la résilience, entre écriture écorchée et pop mélancolique. Trouvant sa voie entre Requin Chagrin et Billie Eilish, son univers déjà riche et inédit dans le paysage français s’enrichit du visuel d’Alizée Andrejka, enchaînant les références à différents monuments cinéphiles : le collier de Titanic, la bouche du Rocky Horror Picture Show, la phrase du pins du Truman Show « How is it going to end ».

Par Marin

Hyacinthe feat. Antha – Virus
Filmé par Kevin Elamrani-Lince

Tu t’es cru dans Matrix, mais c’est la nouvelle collab’ entre Hyacinthe et Antha. Paré d’une métaphore épidémiologique, le track déboule dans une injection de beats et de lyrics acérés pour raconter la névrose sociale contemporaine. Futuriste, crépusculaire et intriguant, le clip de Kevin Elamrani-Lince multiplie les effets de montage pour nous retourner la tête, à l’instar de cette caméra volubile qui nous matrixe. Les films de science-fiction l’avaient annoncé, les deux hérauts désenchantés nous le confirment : les jours d’orage arrivent à grand vent.

Par Marin

Slowaves – Moss’s Ballroom Vogue
Réalisé par Alan Borgartz

Slowaves, artiste brésilien, dévoile le clip de MOSS’S BALLROOM VOGUE, 3ème extrait de son premier EP I, sorti en avril 2020. À l’aide de coupures de films analogiques qui se chevauchent, le clip est une ode confuse et enivrante à la danse et au plaisir. Dans l’obscurité de la piste de danse, les visages perdent leur identité et les corps deviennent des silhouettes euphoriques qui se déplacent entre des flashs colorés et des reflets de boule à facettes. Ambiance disco et paillettes garantie pour cette rentrée.

Par Anoussa

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