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Ôboem, la startup qui remplace la pub par de l’art

Comment combattre la pollution visuelle en empruntant des voies légales ? Si les happenings créatifs ou le vandalisme artistique tendent à se populariser, Ôboem propose une alternative sans précédent.

Le startup girondine détourne les armes du consumérisme, en achetant de l’espace publicitaire pour afficher des artistes. Pour atteindre cet objectif, un outil démocratique et démocratisé : le crowdfunding.

Chaque levée de fonds participative permet d’acheter des œuvres d’art à tarif variable selon les formats. De la carte postale à 10€ comme la reproduction sur toile ou alu à 100€, il y en a pour tous les goûts. Une fois les ressources récoltées, les créations s’exposent au cours de campagnes de 45 jours… Rendant plus d’un bordelais songeur.

Les co-fondateurs d’Ôboem, Marie-Toni et Oliver, voyagent à Valparaiso quand ils ont le déclic. Inscrite au Patrimoine mondial de l’Humanité pour ses façades colorées, la ville chilienne est également connue pour être la capitale du street art. S’offrir une galerie à ciel ouvert, l’idée était née. Partager des couleurs et de l’émotion à moindre coût, une ambition se dessine. Rentrés en France, ils se lancent avec un budget modique de 5000€, motivés par l’idée d’en réunir 12 000 pour une campagne d’esthétisme subversif.

En décembre, la dernière salve d’affichages revendiquait ostensiblement un renversement des codes, en choisissant “des illustrations engagées qui interrogent certains aspects de nos modes de vie mais également l’organisation de la société de manière plus générale ». Marquée par le hashtag #ContreCourant, l’opération a été rendue possible par la Mairie, qui a offert les 70 panneaux des 17 œuvres.

Au-delà du simple agrément artistique, il est donc question d’appropriation de l’espace public, et d’un choix fondamental de société.

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